Le 04 2012
Trouvez votre région
Page d'acceuil
FAQs C.difficile
Comment puis-je savoir si un patient dans mon hôpital qui est infecté par Clostridium difficile est porteur de la « souche québécoise »?
[RRCI Champlain]
On ne peut pas déterminer s’il s’agit de la souche NAP1 sans mener des tests spécialisés en laboratoire. En fait, la plupart des laboratoires en Ontario ne cultivent pas l’organisme qui sert au dépistage de C. difficile – leurs tests dépistent simplement la toxine. Le laboratoire devrait cultiver l’organisme lui-même afin de dégager le profil génétique qui indiquerait s’il s’agit ou non de la souche en question. La plupart des laboratoires n’ont pas les moyens de ce faire.
 
Même s’il s’agissait de la souche NAP1, les soins du patient ne changent aucunement. Les précautions sont les mêmes, donc il n’est pas du tout essentiel d’identifier la souche. Dans tous les cas, vous devez toujours assurer une surveillance étroite pour constater la maladie grave ou sa récurrence et rétablir les précautions rapidement si vous les avez retirées et que la diarrhée recommence. Veuillez vous référer aux lignes directrices des Pratiques exemplaires pour de plus amples informations sur la gestion des patients porteurs de Clostridium difficile.


Qu’est-ce qu’une infection à Clostridium difficile?

Clostridium difficile, qu’on désigne aussi par l’abréviation « C. diff. », est un germe qui peut causer la diarrhée. La plupart des cas d’infection à C. diff. s’observent chez les patients qui prennent des antibiotiques. Les symptômes les plus fréquents de l’infection à C. diff. sont :

  • la diarrhée aqueuse
  • la fièvre
  • la perte de l’appétit
  • la nausée
  • la douleur ou la sensibilité abdominales.

 


Qui est le plus à risque de contracter une infection à C. diff.?

Les personnes âgées et les personnes qui ont certains types de problèmes médicaux sont le plus à risque d’être infectés à C. diff. Les spores de C. diff. peuvent survivre très longtemps à l’extérieur du corps humain et on peut les retrouver sur des objets dans l’environnement, comme la literie, les côtés de lits, les appareils des toilettes et l’équipement médical. L’infection à C. diff. peut se propager d’une personne à l’autre par l’entremise de l’équipement contaminé et des mains contaminées des médecins, du personnel des soins infirmiers ou d’autres soins de santé et des visiteurs.


Peut-on traiter une infection à C. diff.?

Oui, certains antibiotiques peuvent servir à traiter une infection à C. diff. Dans certains cas graves, il se peut qu’on ait recours à la chirurgie pour enlever la partie infectée des intestins. Seulement une ou deux personnes sur 100 personnes atteintes de C. diff. ont besoin de subir une chirurgie.


Que fait-on dans les hôpitaux pour prévenir les infections à C. diff.?

Pour prévenir les infections à C. diff., les médecins et le personnel des soins infirmiers et des autres soins de santé peuvent faire ceci :

· Se laver les mains au savon et à l’eau ou à la solution à base d’alcool pour les mains avant et après les soins à chaque patient. On peut ainsi prévenir la transmission de C. diff. et d’autres germes présents sur les mains d’un patient à l’autre.

· Nettoyer soigneusement les chambres d’hôpital et l’équipement médical qui ont servi à fournir des soins aux patients atteints de C. diff.

· Suivre les précautions contre le contact pour prévenir la transmission de C. diff. vers d’autres patients. Les précautions contre le contact signifient que :

  • Lorsque c’est possible, les patients porteurs de C. diff. sont placés dans une chambre à occupation simple ou une chambre partagée avec une autre personne atteinte d’une infection à C. diff.
  • Les fournisseurs de soins de santé portent des gants et une blouse qui couvre leurs vêtements lorsqu’ils s’occupent de patients atteints d’une infection à C. diff.
    O
    n pourrait aussi demander aux visiteurs de porter une blouse et des gants.
  • En quittant la chambre, le personnel de l’hôpital et les visiteurs enlèvent leurs gants et leur blouse et se lavent les mains.
  • On demande aux patients visés par les précautions contre le contact d’éviter autant que possible de quitter leur chambre. Ils ne devraient pas se rendre dans les salles communes, comme la boutique ou la cafeteria. Ils peuvent se rendre dans d’autres parties de l’hôpital pour des traitements ou des tests.
  • On donne des antibiotiques au patient seulement lorsque c’est nécessaire.

 


Qu’est-ce que je peux faire pour aider à prévenir les infections à C. diff.?

 

  •  Assurez-vous que tous les médecins, le personnel infirmier et les autres fournisseurs de soins se lavent les mains au savon et à l’eau ou à la solution à base d’alcool pour les mains avant et après qu’ils vous ont donné des soins.
  • Prenez seulement les antibiotiques prescrits par votre médecin.
  • Assurez-vous de vous laver les mains souvent, surtout après avoir été aux toilettes et avant de manger.


Mes amis et ma famille pourraient-ils contracter C. diff. lorsqu’ils me visitent?

Une infection à C. diff. ne se produit pas chez les personnes qui ne prennent pas d’antibiotiques. Il est peu probable que les visiteurs contractent C. diff. Néanmoins, pour rehausser la sécurité de vos visiteurs, ceux-ci devraient se laver les mains avant d’entrer dans votre chambre et en la quittant et ils devraient demander au personnel infirmier s’ils doivent porter la blouse et les gants pour vous rendre visite.


Qu’est-ce que je dois faire quand je rentre à la maison après mon séjour à l’hôpital?


Quand vous serez de retour chez vous, vous pouvez reprendre votre routine. Souvent, la diarrhée sera moins grave ou aura complètement disparu avant que vous rentiez chez vous. Donc, il est beaucoup moins probable que vous transmettiez C. diff. à d’autres personnes. Cependant, vous devriez prendre quelques précautions pour réduire le risque de contracter à nouveau une infection à C. diff. ou de la transmettre aux autres.
  • Si on vous prescrit des médicaments pour traiter C. diff., prenez-les exactement de la façon indiquée par votre médecin et votre pharmacien ou pharmacienne. Ne prenez pas de demi-doses et ne cessez pas le traitement avant d’avoir pris tout le médicament.
  • Lavez-vous les mains souvent, surtout après avoir été aux toilettes et avant de préparer des aliments.
  • Les personnes qui habitent chez vous devraient se laver les mains souvent aussi.
  • Si la diarrhée réapparaît après votre retour chez vous, informez votre médecin immédiatement.
  • Votre médecin pourrait vous donner des instructions additionnelles.
     


Les travailleuses de la santé (TS) qui sont enceintes peuvent-elles s’occuper de patients/résidents qui présentent des symptômes associés à Clostridium difficile?


Du point de vue de la santé et de la sécurité au travail, aucun problème particulier ne se pose spécifiquement aux travailleuses enceintes où à tout autre membre du personnel en ce qui concerne C. difficile. Les TS doivent toujours suivre les pratiques de base en fournissant des soins et prendre les précautions additionnelles applicables pour prévenir et contrôler les infections. Parmi ces précautions, il y a le port des gants et de la blouse pour fournir des soins directs ou lorsqu’il y a un risque de souiller ses vêtements dans l’environnement contaminé du patient ou du résident.



Devrions-nous demander un test de dépistage de C. difficile pour les patients qui ont reçu un traitement contre C. difficile afin de déterminer si nous pouvons en toute sécurité mettre fin aux précautions contre le contact?


Non. Le test de dépistage de C. difficile ne confirme pas la présence de la bactérie; en fait, le laboratoire vérifie la présence des toxines associées à C. difficile. La maladie associée à C. difficile est causée par une toxine et celle-ci peut rester présente dans l’intestin longtemps après la résolution de l’infection. Le test pourrait donc donner un résultat faux positif. Pour cette raison, un test de vérification de l’efficacité du traitement n’est pas indiqué. En outre, les précautions contre le contact sont mises en place pour la gestion de la contamination environnementale associée à C. difficile. Une fois que la diarrhée a cessé, l’environnement est beaucoup moins contaminé et on peut cesser d’appliquer les précautions contre le contact avec ce patient. La décision d’appliquer les précautions additionnelles en ce qui concerne C. difficile se fonde sur l’observation des symptômes et non sur les résultats de laboratoire.



Faut-il prendre des précautions spéciales en manipulant la vaisselle, la literie et les déchets d’un client porteur de C. difficile?

À la page 13 de la publication du CCPMI qui s’intitule Document sur les pratiques exemplaires de gestion du Clostridium difficile dans tous les établissements de soins de santé (novembre 2007), à la section 5.2 Précautions contre les contacts, alinéa (g), on lit ceci : « Aucune manutention particulière ne s’applique aux plateaux, au linge et aux déchets des patients atteints du C. difficile. »



Quand est-ce qu’un membre du personnel peut retourner au travail après un diagnostic de C. difficile?


Le membre du personnel peut retourner au travail 48 heures après la résolution des symptômes de la diarrhée. Il ne faut pas présenter un résultat négatif au test de dépistage sur un échantillon de selles. Il faut porter une attention particulière à l’hygiène des mains et compléter le traitement antibiotique prescrit.


Pourquoi l’échantillon des selles doit-il être frais?

Pour le test de dépistage des toxines de C. difficile, l’échantillon doit être frais parce que la toxine se décompose dans une ou deux heures, ce qui poserait alors le risque d’un résultat faux négatif.
http://www.labtestsonline.org/understanding/analytes/cdiff/faq.html

 

Education / Éducation